Description
Pour tout achat d’arme de Catégorie B 1°, merci de nous fournir les documents suivants par mail :
- CNI (Recto/Verso) / Passeport
- Licence de Tir
- Le numéro SIA
- L’autorisation de Détention Unique
1911 Government Model
John Moses Browning développe le M1911 par prototypage pratique plutôt que par dessins sur papier.
Il visualise les mécanismes et utilise des gabarits en papier ou en métal pour fabriquer les pièces.
Browning commence par le mécanisme de fermeture de la culasse, en adaptant les autres composants à celui-ci pour garantir un fonctionnement fiable.
Browning conçoit le 1911 au milieu du XXe siècle. Il s’inspire du Colt modèle 1905 pour l’adapter à la cartouche .45 ACP, exigée par les essais militaires américains. Il produit ensuite des prototypes clés vers 1906 et 1907 pour les essais de 1907.
Le modèle Browning, présenté par Colt, excelle en précision et puissance, mais nécessite des améliorations de durabilité. En conséquence, Browning dépose ensuite cinq brevets pour améliorer la sécurité et la fiabilité, dont le brevet principal le 6 juillet 1907, obtenu le 14 février 1911.
Ces améliorations aboutissent à un test d’endurance en 1910 supervisé par Browning.
6 000 cartouches sont tirées sans incident, même après immersion dans l’eau pour refroidissement.
Il expédie donc ces prototypes à l’usine Colt de Hartford pour la fabrication des outillages de production. Une évaluation plus poussée aboutit à la configuration finale du modèle 1911, adopté le 29 mars 1911.
Le Colt Government Model constitue la principale version commerciale du M1911 militaire. Il présente une finition bronzée polie et des marquages commerciaux.
Lancé après la Première Guerre mondiale, il conserve la conception de base du .45 ACP tout en ciblant les marchés civils et des forces de l’ordre.
La gamme commerciale moderne de Colt comprend le 1911 Cl. La série classique propose des calibres tels que le .45 ACP et le .38 Super, avec des variantes comme des châssis de taille Government et des finitions améliorées.
Colt
Fondation et construction
Suite au succès des contrats remportés auprès de l’armée américaine pour le revolver Walker durant la guerre américano-mexicaine, Samuel Colt établit une unité de production permanente à Hartford, dans le Connecticut. Cette première structure utilise des locaux loués pour la fabrication de revolvers.
Elle marque alors la renaissance de l’entreprise Colt après la faillite, en 1841, de sa précédente usine de Paterson.
Durant l’été 1847, Colt entreprend la construction de sa propre usine le long du Connecticut.
Elle a pour objectif une production annuelle de 5 000 armes. La construction de l’usine de Hartford s’achève en 1848 sur un terrain acquis en bordure du fleuve.
Souhaitant créer le plus grand arsenal privé au monde, Colt étend ses possessions en acquérant des terrains supplémentaires.
La Colt Patent Fire-Arms Manufacturing Company se constitue officiellement en 1855.
Elle inaugure l’arsenal Est, fleuron de l’entreprise, conçu par Samuel Colt, l’architecte H.A.G. Pomeroy et le mécanicien Elisha King Root. L’usine, dotée de grandes fenêtres, de systèmes de ventilation et d’un éclairage au gaz, devient à l’époque la plus grande usine d’armement privée au monde.
Le nouvel arsenal permet donc d’accroître la production de revolvers à pièces interchangeables.
Expansion et opérations
Dès 1857, la production journalière atteint 150 armes, dont le modèle 1851 Navy, stimulant l’expansion de l’entreprise. Un réseau de représentants, grossistes et commandes directes assure la distribution.
Le marketing, axé sur la fiabilité, conquiert l’Ouest via des publicités et des expositions.
En parallèle, la guerre de Sécession booste la demande et les contrats gouvernementaux. Le modèle 1860 Army augmente la production.
Samuel Colt supervise plus de 400 000 armes avant sa mort en 1862.
Après sa mort, sa veuve, Elizabeth Hart Colt, dirige l’entreprise à travers les pics d’activité de la guerre et les ajustements d’après-guerre.
Un incendie, le 4 février 1864, détruit plus de la moitié de l’usine. Les indemnités permettent une reconstruction rapide. Celle-ci est alors achevée en 1867, avec un étage supplémentaire augmentant la production.
Les caractéristiques architecturales sont préservées avec des matériaux modernes, notamment ignifugés.
En 1872, la société lance le revolver Single Action Army, « Peacemaker », conçu pour des essais militaires et utilisant des cartouches métalliques, une rupture avec les amorces à percussion.
Dans les années 1880 et 1890, l’entreprise se concentre sur le perfectionnement des revolvers, comme les doubles actions et les premiers semi-automatiques, approvisionnant les marchés militaires et civils.
Début du XXe siècle
Avant l’entrée en guerre des États-Unis, les commandes du Canada et du Royaume-Uni portent le carnet de commandes à trois ans. Pour ce faire, Colt embauche 4 000 ouvriers supplémentaires, augmentant alors son effectif total à 10 000 employés. Le cours de son action monte de 400 %.
En 1918, Colt produit et vend 425 500 exemplaires du M1911. Face à l’incapacité de l’usine à satisfaire la demande, l’armée américaine décide d’adopter les revolvers Colt New Service en .45 ACP, appelés revolver M1917, comme arme de substitution.
Le fabricant concurrent, Smith & Wesson, qui produit des armes similaires, que l’armée américaine adopte et distribue sous la même appellation.
Le krach boursier de 1929 et la Grande Dépression qui s’ensuit ralentissent considérablement la production chez Colt. Anticipant cette situation, les directeurs, William C. Skinner et Samuel M. Stone, mettent en place un programme de diversification similaire à celui mis en œuvre à la fin de la guerre de Sécession.
Colt obtient alors des contrats pour la fabrication de machines de bureau, de calculatrices, de lave-vaisselle, de motocyclettes et d’automobiles. Tous commercialisés sous une autre marque.
Samuel Stone acquiert également une entreprise de fabrication de matières plastiques, qu’il rebaptise « Colt Rock », ainsi qu’une société de production de matériel électrique. Pour surmonter les difficultés financières, Colt réduit la semaine de travail, diminue les salaires et conserve un effectif supérieur aux besoins réels. Ces mesures, bien que permettant à l’entreprise de survivre, absorbent l’excédent de trésorerie accumulé pendant la Première Guerre mondiale.
Milieu du XXe siècle.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Colt arrête la production du Single Action Army pour se concentrer sur les commandes de guerre. L’entreprise fabrique plus de 629 000 pistolets M1911A1 et de nombreuses mitrailleuses M1917. Pour cela, l’entreprise emploie 15 000 personnes dans trois usines, travaillant 24 h/24 h en trois équipes.
Colt obtient la note « E » pour son excellence et se classe 99e parmi les entreprises américaines pour les contrats militaires. Malgré cela, la mauvaise gestion, le personnel surmené et les méthodes obsolètes entraînent des pertes annuelles.
Après la guerre, la production cesse brutalement, entraînant des départs à la retraite et aucune production entre 1945 et 1947. La mauvaise gestion des fonds menace la société centenaire de faillite.
En septembre 1955, Colt fusionne avec Penn-Texas, qui a acquis Pratt & Whitney Machine Tool.
Puis, en 1958, Penn-Texas fusionne avec Fairbanks-Morse pour former Fairbanks-Whitney Corporation, avant de devenir Colt Industries en 1964.
Les années 1960 sont prospères pour Colt grâce à la guerre du Vietnam, la fermeture de l’arsenal de Springfield et l’adoption du M16 par l’armée américaine.
Colt, détenteur des droits de production, en vend plus de 5 millions d’exemplaires. À la fin des années 1970, l’Armée de l’air remplace le M1911A1 par le Beretta 92F (M9), sans impact majeur pour Colt, la production du M1911A1 ayant cessé en 1945.
Parallèlement, la demande de fusils militaires augmente, l’armée américaine ayant besoin de centaines de milliers de M16A2.
Fin du XXe siècle
En 1985, les ouvriers de Colt, affiliés au syndicat United Auto Workers (UAW), se lancent dans une grève de cinq ans pour obtenir des augmentations de salaire. Ce mouvement social, l’un des plus longs de l’histoire du mouvement social américain, entraîne une baisse de la qualité des armes à feu Colt, la production étant alors assurée par des intérimaires.
Déçue par la production de Colt, l’armée américaine confie en 1988 le contrat de production future du M16 à Fabrique Nationale. La grève prend fin le 22 mars 1990 avec la signature d’un accord.
Déclin et fermeture
Au début des années 1990, Colt’s Manufacturing Company, autrefois un géant de l’industrie des armes à feu, fait face à de graves difficultés financières, culminant avec une procédure de faillite le 20 mars 1992. Des pénuries de trésorerie, des retards de paiement et des inefficacités opérationnelles aggravent la situation.
Une longue grève (1988-1990) entraîne une baisse de la qualité des produits. L’endettement croissant et l’incapacité à maintenir deux sites de production majeurs mettent à rude épreuve les ressources.
En 1993, Colt abandonne son complexe vieillissant de Hartford.
Après 139 ans, Colt cesse toute production à Hartford en mai 1994.
Sous la direction de Zilkha & Co, l’entreprise sort de la faillite et déménage à West Hartford.
Les bâtiments désaffectés de l’Armurerie, composés de plus de 20 structures, connaissent une réutilisation limitée avant d’être reconnus pour leur importance historique et intégrés au district historique de Coltsville en 2008.
En 2003, Colt Defense LLC devient indépendante, tandis que Colt Manufacturing Co. se concentre sur les ventes aux particuliers.
Dix ans plus tard, Colt Defense acquiert Colt Manufacturing. Au cours des années 2010, Colt connaît un déclin des ventes, accumule des dettes approchant les 300 millions de dollars et perd des contrats importants, dont celui de la carabine M4.
En juin 2015, Colt se place sous la protection de la loi américaine sur les faillites.
Début 2021, la Česká zbrojovka Group acquiert Colt, qui devient Colt CZ Group en avril 2022.






















