Vostok CM-2

720.00

Vostok CM-2

Carabine monocoup de l’Union Soviétique en .22 Lr, destinée à la compétition ou au tir sportif.

Munie d’un guidon tunnel fixe, et d’un dioptre à deux emplacements d’iris, réglable en chute et dérive.

Rail type UIT sous le canon, pour repose paume ou attache bretelle.

Finitions peinture cuite au four.

En excellent état, mécanique impeccable et canon miroir.

  • Canon 670 mm
  • Longueur totale 1100 mm
  • Monocoup à levier
  • Poids à vide 4842 g
  • Arme CIP

1 en stock

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Description

Pour tout achat d’arme de Catégorie C 1°c, il faut fournir les documents suivants par mail :
  • CNI (Recto/Verso) / Passeport
  • Licence de Tir/Permis de chasser en cours de validité/Carte de collectionneur
  • Le numéro SIA

Vostok CM-2

Après la Seconde Guerre mondiale, l’Union soviétique lance un vaste programme de développement du tir sportif.  Dès les années 1950, ce sport occupe une place de choix : il devient une discipline olympique et s’ancre profondément dans la culture militaire.

Dans ce contexte, Izhmehk se spécialise alors dans la fabrication d’armes de tir sportif, d’entraînement et de compétition.  Certaines armes de match portent le nom « Vostok ».  Ce nom désigne plutôt une ligne de production dédiée au tir de précision qu’une marque à part entière.

À la fin des années 1950, la Vostok CM-2 apparaît.  Cette carabine d’entraînement et de compétition en .22 Long Rifle répond aux standards internationaux.  Les concepteurs la visent pour sa précision élevée, sa robustesse et sa facilité de production.  Ces caractéristiques permettent une large diffusion dans les clubs sportifs soviétiques.

La CM-2 s’adresse principalement aux écoles de tir, aux clubs civils et aux organisations paramilitaires comme le DOSAAF.  Ces organisations forment une grande partie des tireurs soviétiques.  Les champions olympiques, quant à eux, utilisent généralement des modèles plus avancés.  Néanmoins, la CM-2 représente une étape essentielle dans la formation des tireurs de haut niveau.  Elle se diffuse surtout à l’intérieur du bloc soviétique, avec quelques exportations limitées vers les pays alliés.

À partir des années 1970, et surtout 1980, l’évolution rapide du matériel de tir sportif rend la CM-2 obsolète.  Elle ne peut plus rivaliser avec les productions occidentales et les modèles soviétiques plus modernes.  La carabine disparaît discrètement des chaînes de production, sans remplacement direct.  Cette disparition s’inscrit dans les restructurations industrielles qui précèdent puis suivent la dissolution de l’URSS.

Izhmash et Izhmekh, les usines d’Izhevsk
L’usine de construction mécanique d’Izhevsk, Izhmash

Fondée en 1807 sur ordre du tsar Alexandre Ier, l’usine d’armes d’Ijevsk, connue plus tard sous le nom d’Izhmash, répond à la volonté de l’Empire russe de se doter d’un outil industriel durable pour armer son armée. Implantée dans l’Oural, riche en ressources métallurgiques, l’usine devient vite l’un des piliers de l’armement russe, avec Toula et Sestroretsk.

Au XIXᵉ siècle, Izhmash passe d’une production encore artisanale à une fabrication plus industrielle. Elle fournit des fusils réglementaires à l’armée impériale, suivant les évolutions techniques : du silex à la percussion, puis aux systèmes modernes de chargement. Sa réputation repose sur la robustesse et la fiabilité de ses armes.

La Révolution russe de 1917 est un tournant. Nationalisée, l’usine rejoint le complexe militaro-industriel soviétique. Malgré la guerre civile, elle survit et se prépare à une montée en puissance. Dans les années 1930, l’industrialisation voulue par Staline transforme profondément l’usine. Les machines sont modernisées, les chaînes de production rationalisées et les cadences augmentées.

L’usine mécanique d’Izhevsk, Izhmekh

La Seconde Guerre mondiale marque un moment décisif. Face à l’énorme demande d’armement, l’État soviétique réorganise et spécialise la production à Ijevsk. Le 20 juillet 1942 est créée une seconde entité : l’Usine mécanique d’Ijevsk, Izhmekh. Sa mission est de soutenir Izhmash, orientée vers la production massive d’armes longues pour l’Armée rouge, en se concentrant sur des productions spécifiques : armes de poing, mécanismes complexes et usinage de précision.

Cette complémentarité fait d’Ijevsk un arsenal majeur de l’URSS durant la « Grande Guerre patriotique ».

Expansion et spécialisation après-guerre (1946-1991)

Après la guerre, Izhmash se spécialise dans les fusils d’assaut. La production en série de l’AK-47 débute en 1949, utilisant le savoir-faire acquis pendant le conflit.

En parallèle, Izhmekh devient le spécialiste soviétique des armes de poing et du tir sportif. Au début des années 1950, elle produit le pistolet Makarov PM, arme réglementaire de l’armée et des forces de sécurité. L’usine fabrique aussi des armes de compétition et d’entraînement, comme les carabines Vostok et les pistolets MCM.

Dans les années 1960 à 1980, les deux usines atteignent leur apogée. Izhmash représente la puissance de la production militaire, avec l’adoption de la cartouche 5,45 x 39 pour l’AK-74 à la fin des années 1970. Izhmekh, elle, excelle en usinage fin et en précision, pour le militaire comme pour le civil. Ensemble, elles emploient des dizaines de milliers de personnes et symbolisent l’armement soviétique.

Transition post-soviétique et difficultés financières (1992-2012)

Après la chute de l’URSS, Izhmash subit une baisse brutale de commandes. La production d’armes militaires, destinée aux stocks massifs soviétiques, s’effondre.

Dans les années 1990, les deux usines doivent affronter la privatisation du secteur de la défense. Elles tentent de se diversifier dans les fusils de chasse et de sport civils. Les exportations de Kalachnikov maintiennent partiellement l’activité, mais la concurrence chinoise réduit les parts de marché.

Dans les années 2000, le sous-financement et les inefficacités entraînent un fort endettement. En 2009, un créancier local demande la mise en faillite pour créances impayées. Malgré des aides temporaires et quelques contrats d’exportation, les difficultés persistent. En 2012, les produits civils représentent 60 à 70 % de la production. En avril, Izhmash est officiellement déclarée en faillite.

Fusion et intégration dans Kalashnikov Concern (2013-présent)

En août 2013, Izhmekh fusionne avec Izhmash pour former le groupe Kalachnikov. La fusion, officialisée le 13 août, permet de résoudre les problèmes financiers et d’unifier la gestion sous Rostec. Izhmekh apporte son expertise civile pour réduire la dépendance au militaire.

Après la fusion, Izhmekh garde ses installations pour les armes de poing et non létales. La R&D commune se concentre sur la modernisation des fusils d’assaut, comme l’AK-12, adoptée en 2018.

La diversification s’accélère dès 2015, avec l’acquisition de capacités dans les drones, les bateaux et les machines-outils. Une division drones est créée, répondant à la demande croissante liée aux conflits. La production d’armes à feu reste toutefois dominante.

En 2022, l’entité devient OJSC Concern Kalashnikov, renforçant son rôle au sein de Rostec.

Depuis 2024, l’usine mécanique d’Ijevsk reste un pôle clé. Elle produit des armes de poing civiles et spécialisées, tout en contribuant aux contrats militaires du groupe. La diversification des exportations et la demande nationale soutiennent sa croissance.

Izhmash et Izhmekh incarnent deux visages complémentaires de l’armement russe : l’une axée sur la production massive, l’autre sur la précision et le tir sportif.

Informations complémentaires

Calibre

.22 Lr

Catégorie

C

Époque

20ème

Fonctionnement

Monocoup

Marque

Modèle

CM-2

Pays

URSS

Type

Arme d'Epaule, Carabine