DWM Luger P 08

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DWM Luger P 08

Pistolet Luger P 08 datant de 1921 en 9 x 19, de la police municipale de Düsseldorf durant la République de Weimar.

Le marquage sur la poignée S.D.VII.5.111 se lit ainsi : Schutzpolizei Düsseldorf / VII district / 5ème centurie / 111ème arme

Le chargeur fonctionne mal avec plus de 5 cartouches insérées.

État général correct, mécanisme impeccable. Cependant, le canon n’a pratiquement plus de rayure.

  • 9 x 19
  • Canon 102 mm
  • Longueur totale 230 mm
  • Chargeur de 8 coups
  • Poids à vide 878 g
  • Arme CIP

1 en stock

Description

Pour tout achat d’arme de Catégorie B 1°, merci de nous fournir les documents suivants par mail :
  • CNI (Recto/Verso) / Passeport
  • Licence de Tir
  • Le numéro SIA
  • L’autorisation de Détention Unique
P08

Le pistolet Luger, officiellement désigné Pistole Parabellum puis Pistole 08 (P08) au sein de l’armée allemande, est conçue par Georg Luger et brevetée en 1898. Initialement produit par la Deutsche Waffen- und Munitionsfabriken (DWM) à partir de 1900, il est dérivé du pistolet Hugo Borchardt C-93.

Avant la Première Guerre mondiale, la DWM, basée à Berlin-Köpenick, était le principal fabricant du pistolet Luger. Aucune production sous licence n’eut lieu ailleurs avant 1914, car la DWM contrôlait la production destinée aux ventes commerciales et aux premiers contrats militaires.

Le traité de Versailles de 1919 a imposé de sévères restrictions à l’armée allemande, limitant les effectifs de la Reichswehr et la production annuelle d’armes de poing. Il a également exigé la destruction des armes excédentaires, ce qui a entraîné la fermeture de l’usine d’Erfurt et le transfert de son outillage pour le P08 à Simson & Co. à Suhl.

En tant que fabricant d’armes conforme au traité, Simson a produit environ 12 000 pistolets P08 entre 1925 et 1934. Les premiers lots, datés de 1925, portaient souvent des marquages commerciaux afin de dissimuler leur affectation aux unités d’entraînement de la Reichswehr.

Parallèlement, DWM s’est tournée vers l’exportation et la production de modèles civils entre 1929 et 1930.  L’entreprise a fabriqué des variantes pour des contrats étrangers, notamment pour la police et le secteur commercial.  Cependant, DWM a cessé ses activités en raison des difficultés économiques.

DWM, Deutsche Waffen und Munitionsfabriken

L’entreprise Ludwig Loewe & Company s’inscrit dans l’essor industriel de l’Allemagne de la seconde moitié du XIXᵉ siècle. Fondée en 1869 à Berlin par Ludwig Loewe, elle n’est d’abord pas liée à l’armement. Son activité initiale concerne la fabrication de machines à coudre, un secteur en expansion mais très concurrentiel, notamment à cause des fabricants américains.

Dès le début des années 1870, l’entreprise obtient des contrats militaires pour produire des composants et des armes destinés à l’armée prussienne. L’unification allemande et la volonté de bâtir une industrie nationale forte favorisent alors l’émergence de grands groupes capables de fabriquer en série des armes modernes.

Dans les années 1880, la société adopte une stratégie de croissance ambitieuse. Elle prend des participations dans plusieurs sociétés d’armement, dont la plus célèbre est la Waffenfabrik Mauser. Ces investissements placent le groupe Loewe au cœur de l’innovation européenne dans le domaine des armes. C’est dans ce contexte que travaillent Hugo Borchardt puis Georg Luger, dont les recherches influencent durablement les pistolets semi-automatiques.

La stratégie de Loewe ne se limite pas aux armes. En 1889, elle acquiert la Deutsche Metallpatronenfabrik de Karlsruhe, spécialisée dans les munitions. Cette intégration, rare pour l’époque, couvre toute la chaîne de production, de la conception des armes à la fabrication des cartouches, ce qui s’avère très efficace sur les plans économique et militaire.

La mort de Ludwig, la naissance de la DWM

La disparition de Ludwig Loewe en 1886 n’interrompt pas la croissance de l’entreprise. Son frère Isidor Loewe, co-dirigeant depuis 1878, reprend les rênes et poursuit l’expansion. Les activités liées à l’armement et aux munitions prennent rapidement une place prédominante.

Loewe contrôle ou collabore avec plusieurs entreprises clés : la Hungarian Weapons and Machine Manufacturing Co. à Budapest, la FN et Pieper à Liège, ainsi que Vickers Sons & Maxim Ltd. en Grande-Bretagne, dirigée par Sigmund Loewe. En 1887, Loewe acquiert une participation majoritaire dans la Waffenfabrik Mauser et, en 1889, dans Maschinenfabrik Lorenz à Karlsruhe.

En 1892, Ludwig Loewe & Co. AG et Thyssen & Co. s’associent à Thomson-Houston International Electric Company pour créer l’Union-Elektricitäts-Gesellschaft (UEG). Trois ans plus tard, l’UEG forme une coentreprise avec AEG, avant de fusionner avec elle en 1904. Entre-temps, en 1893, Loewe devient une société anonyme. L’année suivante, elle obtient la licence pour la mitrailleuse Maxim et cofonde la Gesellschaft für elektrische Unternehmungen (Gesfürel) avec AEG et plusieurs banques.

Cette évolution mène en 1896 à la création de la Deutsche Waffen- und Munitionsfabriken (DWM), regroupant toutes les activités d’armement et de munitions. DWM devient alors l’un des plus puissants groupes d’armement de l’Empire allemand à la veille du XXᵉ siècle.

Georg Luger, l’influence Autrichienne

Georg Luger, né le 6 mars 1849 à Steinach am Brenner, au Tyrol, s’engage volontairement dans l’armée autrichienne le 19 décembre 1867, à l’âge de 18 ans.

Durant son service militaire, Luger s’est distingué par son exceptionnelle maîtrise du tir, obtenant la reconnaissance de ses supérieurs qui l’ont conduit à être sélectionné pour l’école d’armes à feu militaires austro-hongroise de Bruckneudorf.

Après avoir terminé son service militaire en 1872, Luger s’installe à Vienne, où il travaille comme comptable puis comme directeur du Royal Jockey Club.

En 1875, Georg Luger rencontre Ferdinand Mannlicher, le célèbre concepteur d’armes à feu et ingénieur en chef de l’Österreichische Waffenfabriksgesellschaft (Armes Steyr).

Cette collaboration permet à Luger de se familiariser très tôt avec la conception et les essais d’armes à feu, mettant à profit son expérience de tireur militaire pour évaluer la précision et la fiabilité. Bien qu’il n’ait pas occupé de poste officiel chez Steyr, ces efforts contribuent aux innovations dans les mécanismes d’alimentation des fusils à verrou et les systèmes de cartouches métalliques.

En 1891, suite à sa collaboration avec Mannlicher, Georg Luger s’installe à Berlin et rejoint Ludwig Loewe & Company en tant que représentant itinérant et ingénieur-conseil, chargé de la démonstration et de la vente d’armes à l’international.

Chez DWM, le rôle de Luger évolua des ventes vers la recherche, le développement et le prototypage, où il supervisa les améliorations apportées aux modèles existants et expérimenta de nouveaux mécanismes. À la fin des années 1890, il avait breveté des projets personnels, notamment les premières versions de pistolets à verrou à genouillère, tout en collaborant au développement de cartouches pour applications militaires.

L’entrée dans le XXe siècle

Les débuts de DWM se concentrent sur les fusils à verrou et les pistolets semi-automatiques, en s’appuyant sur l’expertise acquise par Loewe. La fabrication privilégie l’usinage de précision pour garantir la fiabilité des armes. Le C-93 inspire rapidement les travaux de Georg Luger, qui aboutissent au pistolet Parabellum vers 1900.

Entre 1908 et 1910, un nouveau siège social avec salles d’exposition est construit à Berlin-Moabit par Alfred Grenander. Ce dernier conçoit aussi le nouvel atelier de fraiseuses et perceuses, édifié entre 1914 et 1916, aujourd’hui appelé « Ludwig-Loewe-Höfe ».

Pendant la Première Guerre mondiale, DWM fournit massivement l’armée allemande. Les usines berlinoises, proches de l’arsenal de Spandau, augmentent la production de mitrailleuses MG 08 pour répondre aux besoins de la guerre de tranchées. Parallèlement, DWM maintient la production du pistolet P08 Parabellum, livré en grand nombre aux troupes. La production cesse vers 1929, après les restrictions imposées par les traités, et passe alors chez Mauser.

L’entre-deux guerres

Après le traité de Versailles, DWM réduit sa production et se tourne vers l’industrie civile. Ses usines berlinoises fabriquent alors du matériel ferroviaire et de transport public.

En 1922, les activités de DWM à Karlsruhe sont transférées à BERKA, centrée sur l’industrie générale. DWM produit encore quelques armes pour l’exportation, contournant ainsi les restrictions. En 1928, Günther Quandt rachète DWM et l’intègre à son conglomérat. L’année suivante, Ludwig Loewe & Co. AG fusionne avec la Gesellschaft für elektrische Unternehmungen pour former Gesfürel.

Au milieu des années 1930, le réarmement nazi relance DWM. En 1936, elle reprend son nom initial et recommence la production d’armes à grande échelle. En 1937, l’« aryanisation » écarte les membres juifs de la direction, et le nom « Ludwig Loewe & Co. » disparaît.

Implication pendant la Seconde Guerre mondiale

Intégrée au groupe Mauser-Werke, DWM fournit le P08, resté en service malgré le Walther P38. La production de munitions se fait surtout à Karlsruhe, tandis que Berlin assemble les armes. En 1945, les bombardements détruisent l’usine de Berlin, ensuite démantelée par les Soviétiques. Cette fin marque la transition vers des activités civiles.

L’après-guerre, retour aux chemins de fer

Dans les années 1950, la filiale berlinoise se consacre au matériel ferroviaire et adopte le nom Deutsche Waggon und Maschinenfabriken GmbH, tout en conservant le logo DWM. Elle devient ensuite Waggon Union.

En 1970, la filiale de Karlsruhe fusionne avec IWKA à Augsbourg. En 2007, l’entreprise retrouve son nom d’origine, KUKA, spécialisée dans la robotique.

Informations complémentaires

Calibre

9 x 19

Catégorie

B

Époque

20ème

Fonctionnement

Semi-Automatique

Marque

Modèle

P 08

Pays

Allemagne

Type

Arme de Poing, Pistolet